Conférence du 11 avril « S’inventer bretonnant »

Conférence du 11 avril « S’inventer bretonnant »

11 avril à 17h00

Gildas Grimault, docteur de l’Université Rennes 2 nous dévoile les résultats de son enquête auprès d’adultes ayant fait le choix d’apprendre le breton. 

Durant deux ans, Gildas Grimault a suivi 18 adultes engagés en formation intensive de breton. À la suite de cette enquête, il soutient l’idée qu’apprendre le breton ne suffit pas à devenir bretonnant ! En effet, en formation, les stagiaires doivent aussi apprendre à devenir bilingues d’une langue minoritaire. Mais surtout, durant les mois d’apprentissage, ils ne cessent de reformuler le récit singulier qui les a conduits en formation de breton. C’est à partir de cette quête de sens singulière qu’ils pourront s’inventer bretonnants. 

Conférence du 14 mars « Le Graal ou la construction d’un mythe littéraire »

Conférence du 14 mars « Le Graal ou la construction d’un mythe littéraire »

14 mars à 16h30

Hélène Bouget, maîtresse de conférences HDR en langue et littérature médiévales à l’Université de Bretagne Occidentale , nous plonge dans les manuscrits aux origines de la légende arthurienne et de la quête du Saint-Graal.

Le Graal représente aujourd’hui un objet à la fois mythique et énigmatique, associé à la matière de Bretagne et, souvent, indistinctement associé à une littérature ou des légendes anciennes à partir desquelles on lui prête des sens et des pouvoirs aussi divers que fantaisistes. Mais quelles sont réellement les sources dont nous disposons aujourd’hui sur ce thème et que nous en disent-elles ? À travers un parcours dans les textes et les manuscrits des romans arthuriens des 12 e et 13 e siècles, nous essaierons de comprendre ce que leurs auteurs, puis leurs successeurs, nous ont légué au gré d’inventions littéraires et de réécritures multiples. S’est ainsi progressivement forgé un objet mystérieux et fascinant, qu’il faut toutefois aborder dans son contexte d’émergence pour en saisir les contours et en comprendre la réception, bien au-delà de la représentation commune d’un mythe « celtique » ou « breton » auquel le Graal est en réalité étranger.